
Hier soir, ça devait être la fête : Jamie Lidell à la Géode, dans le cadre du festival Villette Sonique !
Quand on sait ce que ce type est capable de faire tout seul derrière ses machines, et ce que son acolyte Pablo Fiasco sait faire avec sa batterie de caméras, on pouvait s'attendre à la soirée du siècle.
Tout a commencé par deux morceaux de Bernard Parmegiani. Apparemment, il a passé deux CD de morceaux composés dans les années dont il manipulait les fréquences sur une table de mixage. Assez hypnotique. En tout cas, cohérent.
Ensuite, deux sets laptop : Krikor et Pentile. Je ne connaissais pas ces deux artistes, honnêtement, je n'a pas été impressionné. Malgré quelques bons moments, je n'ai pas vu de direction, ça ne racontait pas d'histoires, et j'ai entendu beaucoup de clichés (je mets un vrombissement, et maintenant un petit son aigu, et je remets le vrombissement, et on dirait de la musique moderne donc tout va bien...)
En plus, pendant ces trois sets, pas d'images (enfin si, trois photos)... Dommage, à la Géode.
Enfin, Jamie Lidell est arrivé. Il a commencé par une très belle chanson dans le style crooner, puis s'est mis à bidouiller ses machines, avec Pentile à ses côtés. Je ne sais pas si c'est la présence d'un second musicien, mais c'était la plus totale confusion. Le bazar total. Alors évidemment, quand Jamie Lidell met le bazar, il y a toujours de très bons moments, mais bon, là, j'ai trouvé ça trop bavard. Heureusement, les images (enfin !) étaient là. Et puis enfermer Lidell dans deux mètres carrés, c'est un peu dommage. Du coup, le jeu de scène était réduit au minimum...
Au bout d'un moment, Krikor est revenu sur scène jouer avec les deux autres, et les choses ne se sont pas vraiment améliorées. Paradoxalement, c'est devenu un tout petit peu plus structuré, mais ça n'a jamais décollé.
Bref, moi qui attendais tant de cette soirée, je suis assez partagé. Le choix du lieu, à priori alléchant, et sous-exploité, et puis la performance elle-même qui m'a laissé sur ma faim...
Voilà, tout ne peut pas toujours être parfait, hein ?