26.6.06

Freesound Google Map : écouter le monde

Un projet comme je les aime, purement Internet, purement gratuit au sens noble du terme, sans aucune préoccupation pratique et pourtant indispensable : le Freesound Project est un projet de collection de sons sous licence Creative Commons... Des sons, pas de la musique.

Un projet qui existe depuis quelque temps déjà, mais qui a trouvé tout son sens à mon avis, lorsqu'il s'est mis à utiliser les Google Maps. Le résultat : Une carte du monde, sur laquelle on peut cliquer pour écouter le Monde. Los Angeles, Singapour ou la sérénité d'une superbe matinée sur les rives du lac Issyk Kul (Kirghizistan).

Bonne promenade !

23.6.06

Tiga, terriblement efficace


Vous ne connaissez pas encore Tiga ? Cela ne devrait pas tarder.
  • Tiga est jeune, un peu crâneur, il aime poser comme un top-model (par exemple sur la page d'accueil de son site tiga.ca) et ressemble à une petite frappe. A première vue ça n'est pas très flatteur, mais ça fait réellement partie du charme de Tiga.
  • Tiga est un aussi businessman, résolument orienté vers le succès et la promotion de sa carrière.
  • Mais surtout, Tiga nous a fait une forte impression à Sonar. Nous avons dansé sans arrêt deux heures durant, et sacrifié sans regret Laurent Garnier et Bugge Wesseltoft qui nous ennuyaient un peu, et Matthew Herbert qu'on voulait tant voir (ce sera pour une prochaine fois...)
Une preuve ? Dès le lendemain on est allés à la FNAC acheter son album. Et depuis une semaine, l'album en question tourne en boucle chez moi. Cela faisait longtemps qu'un album n'avait pas ainsi occupé ma platine pendant une semaine entière.

Je reconnais volontiers que ce n'est pas la musique la plus recherchée de la planète, ni la plus originale. Mais elle est chaude, efficace, sensuelle, terriblement bien pensée, très agréable à écouter, remplie de références variées et habilement utilisées (par exemple je vois sur son site qu'il aime beaucoup Depeche Mode, rien d'étonnant...). Bref : du grand art. A découvrir absolument !

20.6.06

Premières impressions de Sonar


Je reviens de Sonar. Les photos sont encore dans l'appareil, mais premières impressions tout de même :
  • Trois jours et deux nuits de musique, c'est épuisant
  • Barcelone est une ville sublime, même si les catalans sont un peu gonflants avec leur histoire de langue et d'autonomie
  • Sonar est l'événement le mieux organisé auquel j'ai assisté de toute mon existence : pas une queue, pas une embrouille, pas un retard (oui j'ai bien dit : pas un retard, sur des dizaines de concerts chaque jour)
  • Le public de Sonar est la foule la plus sympathique que j'aie jamais vu : des gens souriants, sociables, calmes, heureux d'être là et d'écouter les meilleurs DJ's du monde. Pas d'intolérance, pas de zombies, pas de dress-code ou d'élitisme à la con. Bref, un moment rare
Quelques moments forts sur lesquels je reviendrai :
  • James Holden et Border Communities au Razzmataz, la veille de l'ouverture
  • Too Many DJ's, un étage plus bas, au même moment
  • Vitalic, au même endroit, la veille, ET JE NE LE SAVAIS PAS !!!
  • Sonar by Day : des tas de bonnes musiques, des gens que je ne connaissais pas et qui assurent vraiment
  • Tiga Live, deux heures de danse sur un set très dense
  • Laurent Garnier et Bugge Wesseltoft, la déception du séjour : je ne suis pas resté jusqu'à la fin
  • Chic, qui rejouait pour la première fois depuis deux décennies. Good times ! Le Freak ! Eternels...
  • Miss Kittin, que j'allais voir par curiosité, et d'une efficacité incroyable. Deux heures de danse malgré la fatigue
  • Modeselektor enfin ! Le groupe que j'avais raté deux fois et qui m'a littérallement scotché par la qualité de sa prestation. Intense, impeccable, original, festif... De la grande musique électronique
  • Isolée, 45 minutes seulement, un grand moment trop court
  • Goldfrapp, complétement massacrée par un chirurgien qui lui a fait une bouche et un nez de blondasse américaine... Elle n'a plus la classe, et comparée à ce qu'on pouvait entendre sur les autres scènes durant Sonar, son set qui m'avait séduit à Paris m'a paru bien terne et sans originalité...
  • Ce DJ italien inconnu qui jouait dans un bar du Macba devant une petite foule déchaînée... Une heure de danse en transe... Pitié, si vous savez qui c'était, écrivez-moi. Le nom ressemblait à Mercello ou Mercellio, quelque chose comme ça.
Conclusion : l'an prochain, on recommence !