31.1.06

L2W au New Morning


Episode premier
D'abord, le New Morning est un chouette endroit.
Ensuite, il faisait très froid.
Puis on n'avait pas entendu Laurent de Wilde jouer depuis.... oh, je ne sais pas, peut-être bien deux mois....
Donc nous sommes entrés, puisque la porte n'était pas fermée.
Fin du premier épisode.

Episode second.
D'abord, le New Morning sert d'excellents ti Punchs.
Ensuite, nous étions assis, ce qui est un peu dommage pour un concert de L2W.
Par contre, il était interdit de fumer, ce qui est une idée simple mais géniale!
Enfin, la musique a commencé.
Fin du second épisode.

Episode troisième
En ouverture, L2W en trio acoustique. Avec ses complices Daryll Hall et Laurent Robin, il nous sert une version raffinée et élégante d'un répertoire d'origine électronique. Transmutation réussie...

Après une pause spatio-temporelle durant laquelle Otisto23 court dans tous les sens de la scène à la console, de la console à la scène, dans les loges, vers le bar, vers le piano, bref, dans tous les sens, L2W revient avec Organics...

Ah Organics ! Plus j'écoute plus j'aime Organics. La cohésion du groupe est chaque fois plus forte, les exploits individuels qui m'avaient frappé les premières fois laissent la place à une fusion de plus en plus aboutie... Ah Organics ! En sortant, nous avons acheté deux T-shirts et le tablier, c'est dire si on aime Organics !
Fin du troisième épisode

Prochains épisodes ?
J'attends avec impatience la prochaine apparition de L2W avec Otisto23... Leur passage à la Maison de la radio cet automne m'a beaucoup plu. Le principe : Laurent joue avec son piano (je n'ai pas dit "Laurent joue du piano"...) et Otisto enregistre, puis met en boucle. Un spectacle sur le fil, de la musique fragile comme tout... J'avoue que j'ai été beaucoup plus touché par ce travail que par la version acoustique des mêmes morceaux entendus en trio ce soir...

The end (pour l'instant)

30.1.06

Le meilleur album de NoJazz





No Jazz à Saint-Yrieix-la-Perche. C'est le genre de titre qu'on aimerait placer sur un mot compte triple. C'est aussi un événement incroyable, aussi fréquent que la Comète de Halley : oui, jeudi soir, les NoJazz jouaient au Centre Culturel Fabrègue, à Saint-Yrieix-la Perche, non loin (quoique...) de Limoges.

Je suis né à Saint-Yrieix, mais je n'y avais quasiment plus mis les pieds depuis ce 7 décembre 1964 (ma maman m'a raconté qu'il neigeait ce jour-là)... C'est dire que depuis ce jour-là, il ne s'était plus rien passé à Saint-Yrieix...

Ce jeudi 20 janvier 2005, il faisait très froid, la neige tombait (encore? Quel pays!), et il fallait être fou pour espérer mettre le feu à une assistance un peu... timide et pas très... dansante, et encore moins... festive.

Il fallait être complètement NoJazz pour s'acharner à refiler de l'énergie au public arédien (c'est ainsi que s'appellent les habitants de Saint-Yrieix la Perche).

Donc, pour commencer, TOTAL RESPECT aux NoJazz pour ce concert sans concessions, plein d'énergie, musicalement intense, malgré les conditions difficiles. TOTAL RESPECT pour avoir réussi à faire bouger (un tout petit peu mais c'est déjà beaucoup) les arédiens. J'ai toujours vu les NoJazz devant un public conquis. Il suffisait de profiter de l'instant et de danser. Là, j'ai découvert de vrais warriors!

Tout ça pour en arriver à la vraie nouvelle : il existe un super album de NoJazz ! Il n'est pas en vente dans le commerce, mais on pouvait l'acheter à l'issue du concert. C'est un enregistrement live où on retrouve toute l'énergie des Nojazz, leurs grooves subtils, leur son brut... Bref, tout le contraire des disques que je ne parviens pas à apprécier (à l'exception des remixes, à la longue...). Même le morceau avec Nougaro, qui ne me plaisait pas du tout sur l'album précédent, est excellent.

Ce live de NoJazz, je l'ai écouté en boucle tout le week-end (sauf samedi soir parceque j'étais au New Morning et que Laurent de Wilde faisait trop de bruit...)

Malheureusement, je ne pourrai pas voir les NoJazz au Rex Club en février, mais je me demande si je ne vais pas faire le déplacement à Meung Sur Loire, en juin prochain. Ca rapporte moins au Scrabble que Saint-Yrieix, mais je voudrais bien savoir comment s'appellent les habitants de cette localité (au passage, une ville dont le nom me fait rêver depuis l'adolescence, puisque c'est là, précisément, que D'artagnan a rencontré Milady...).

25.1.06

Colder sur scène


J'ai connu Marc NGuyen Tan dans une autre vie. Il était graphiste et il avait du talent.

Dix années ont passé. Marc a toujours du talent. Il est musicien. Son projet s'appelle Colder. J'en ai un peu suivi l'histoire par amis interposés, j'ai acheté l'album parceque l'écoute m'avait séduit, je l'écoute assez souvent, quoi que rarement en entier.

La monotonie que je trouve à l'album tient essentiellement à la relative faiblesse des textes, qui nuit à la subtilité des ambiances et au choix sans faute des sons et des influences.


Bref, j'attendais avec impatience de voir Colder sur scène. Plusieurs fois, leurs dates ont été annulées sans explication. Cette soirée au point Ephémère est donc le résultat d'une longue attente. Le résultat est une bonne surprise : la noirceur de la musique et la tonalité sombre du personnage sont très bien mises en valeur par une prestation rock assez convaincante, moins propre et du coup plus intéréssante que l'album.


Et un regret pour le point Ephémère, l'une des salles les plus enfumées que je connaisse. Sans compter la bande d'abrutis qui se trouvaient dans les premiers rangs du public, des espèces de bobos remplis de drogue et d'alcool accompagnés d'une fille hystérique qui faisait chier tout le monde. La prochaine fois, sautez-la avant de venir, ça nous fera des vacances ! Et puis ensuite restez à la maison faire un Scrabble !


Désolé, il fallait que ça sorte.

18.1.06

Une approche de la musique assistée par ordinateur


La MAO (musique assistée par ordinateur) est un domaine difficile à aborder pour le novice. Il n'y a rien d'intuitif là-dedans, il y a plein de boutons et de logiciels, plein de termes barbares... Que ce soit pour faire soi-même de la musique ou tout simplement pour comprendre comment travaillent les musiciens qu'on admire, c'est tout un boulot.


Le site que je viens de découvrir, une approche de la musique assistée par ordinateur, explique très clairement les grands principes de la MAO. Richement illustré, abondamment commenté, réalisé en Flash (ça se regarde tout simplement comme une émission de télé), et impeccablement conçu, ce site nous propose une initiation en douceur et en 8 épisodes de 5 à 10 minutes.


Après votre visite, je vous recommande de faire un tour sur le site de l'auteur, William Lamy, qui est à la fois un musicien de goût, et un webdesigner de talent (ou un musicien de talent et un webdesigner de goût, si vous préférez).

17.1.06

Ecouter une ville



John Cage avait déjà créé une oeuvre à partir d'enregistrements réalisés au coeur de New York. Folk Song for the Five Points n'est donc pas une idée totalement neuve. Ce qui est nouveau, c'est la possibilité pour l'auditeur de composer lui-même son mix à partir des sons qui lui plaisent. Cette "exposition musicale en ligne" (dénichée grâce à l'incontournable site Wired est un voyage sonore dans le Lower East Side new-yorkais.

Une réalisation impeccable, une trentaine de sons pré-enregistrés, que vous pouvez mixer vous-même dans une petite interface en flash qui vous permet de déplacer les cinq "micros" sur les spots indiqués sur la carte... Impossible à expliquer, vous verrez-bien vous-mêmes.

En tout cas, j'aimerais bien réaliser un truc comme ça sur Paris.

13.1.06

Jour de deuil

Aujourd'hui, tout aurait dû aller bien : c'était l'anniversaire de ma maman.
Seulement voilà : à 21 heures, mon ami Thomas m'a envoyé un SMS m'indiquant que Jamie Lidell jouait ce soir à la Scène Bastille.

Jamie Lidell, oui, l'artiste cinglé que je suis allé voir jusqu'à Bruxelles.
Bien sûr, on s'est précipités, et bien sûr on s'est fait jeter.
Alors voici le programme de la soirée : dans mon petit chez moi, j'écoute le concert retransmis en direct, et Jamie Lidell chante, accompagné au piano par Gonzalez, et le résultat est excellent.

Voilà, c'est tout.
Pour se consoler, on va aller finir la soirée à l'OPA... Eric Perier, le directeur artistique, a mixé cet après-midi de 17 à 20 heures à l'école des Beaux-Arts, et nous avons beaucoup aimé, alors on va aller le lui redire.

Et puis bon anniversaire maman.

Mais il fait froid dans mon coeur, je ne vous le cache pas. Tant que nous ne prendrons pas l'avion destination Berlin pour aller revoir Jamie Lidell, l'échec de la Scène Bastille nous laissera le goût amer de la défaite, bien connu des supporters du Paris Saint-Germain.

Crêpe party à l'Etage

Hier soir j'ai découvert un nouvel endroit : l'Etage (77 rue du Faubourg du Temple). Le lieu est sympa, le restaurant est cher et plutôt mauvais.

Ce qui méritait le déplacement, donc, était plus sur scène que dans les assiettes... Au programme, il y avait Congo Punk, une entreprise solo de Cyril Atef (le batteur de Bumcello, de Mathieu Chedid et de bien d'autres), accompagné du Docteur Kong.

Le docteur Kong peut faire beaucoup de bruit, mais il n'est pas musicien. C'est un ogre barbu et jovial qui se tient sur scène et fait des crêpes. De vraies crêpes, sur un petit réchaud. Un peu plus tard dans la soirée, le docteur Kong joue avec des élastiques, se couche dans une tente, pousse des hurlements. Et il lui arrive même de danser. Un exercice de mauvais goût trash dynamité par un art consommé du happening et une frénésie communicative. Bref : du grand art.

Pendant que Docteur Kong amuse la galerie, le toujours génial Atef (vêtu en conséquence) s'agite derrière sa batterie, aidé d'une boite à rythmes, d'une demi-douzaines de pédales et de quelques ustensiles bien choisis. Virtuose du live looping, il crée des choeurs, des rythmes hypnotiques où se superposent jusqu'à une douzaine de strates, et improvise non pas des morceaux, mais ce qu'il appelle des "transes".

Au résultat, le spectacle le plus décadent et le plus hilarant que que j'aie vu depuis des années, et un public ravi, prêt à chanter en choeur "I've seen the crêpe in the air" et toutes les absurdités qui passent par la tête de Cyril Atef aussi longtemps qu'on lui demande. Si CongoPunk passe par chez vous, n'oubliez pas votre Nutella.

11.1.06

Danoise déjantée


Samedi dernier au Tryptique, il y avait un concert d'Heidi Mortenson. Seule info, tirée du programme : "c'est un genre de Jamie Lidell au féminin". Je ne pouvais pas rater ça.
Le résultat : une grosse présence, une énergie incroyable, un vrai charisme, une fille à l'aise sur la scène, qui chante sur un accompagnement de bleeps et de sons électroniques tirés de son ordinateur. Une sorte de playback très réussi avec, en milieu de concert, un interlude rock (reprise de Highway to Hell avec une copine guitariste) pas très réussi.

Le site d'Heidi Mortenson : http://www.nosnetrom.net/
Le Tryptique : http://www.letriptyque.com

Evidemment, ça ne tient pas la distance aussi bien que Jamie Lidell, et au bout de 4 ou 5 morceaux on a commencé à décrocher. Mais Heidi Mortenson est quelqu'un à surveiller...

Quant au tryptique, c'est une belle salle, un endroit très agréable en début de soirée. Dommage qu'il y ait une queue de 20 minutes après minuit et que la fumée y soit aussi gênante.

10.1.06

Pétition


La Groovebox MC-909 de Roland est une machine incroyable : elle a un son puissant, se programme facilement et est relativement simple d'emploi. C'est une machine assez chère (dans les 1500 Euros), proposée par un constructeur réputé. Oui mais voilà : voilà plusieurs années que la MC909 existe, que ses nombreux utilisateurs ont recensé quelques dysfonctionnements plutôt agaçants, et réclament en vain que Roland mette en ligne de quoi corriger ses erreurs. Excédés, certains ont entrepris de créer une pétition... Je suis le 27ème à la signer. Autant dire qu'il serait étonnant que cela donne quelque chose. En tout cas, comme l'indique le texte que j'ai signé, si rien ne venait, je serais amené à "reconsidérer ma relation avec Roland"... Adieu mon piano électrique, adieu mon ampli Microcube, adieu tous mes effets de la marque Boss (une filiale de Roland).
Je suis peut-être idiot mais je crois que c'est important de ne pas se laisser faire par de grosses boites qui se moquent de nous...99% du temps, ce sont elles qui ont le dessus, mais ce n'est pas une raison pour ne rien essayer.

2.1.06

L'infirmerie se remplit

Edirol PCR-1
Edirol PCR-1,
originally uploaded by lanquarem.
Après le piano souple, c'est mon miniclavier Edirol PCR-1 qui est défaillant. Le symptôme : le do du milieu ne remonte plus.
Produit de mauvaise qualité ou manque de chance ? J'espère que tout cela sera bientôt réparé, pour que le Miniprojekt sorte enfin de terre.

Jamie Lidell sur scène, enfin

Ca y est ! Après 6 mois d'attente, nous avons vu Jamie Lidell sur scène, à Bruxelles !
Le compte-rendu se trouve sur le site keatsproject, que je partage avec celle qui partage avec moi ce genre d'expériences (et bien d'autres, hum hum...).