22.11.05

Modeselektor, enfin !



J'ai raté deux fois l'occasion de voir Modeselektor sur scène : une première fois à Beaubourg lorsqu'ils sont passés l'an dernier en compagnie des VJ's de Pfafinderei (je suis arrivé tellement en retard que je n'ai assisté qu'aux 5 dernières minutes du concert), et plus récemment à Tulle, lors du festival "O les Coeurs", parcequ'ils passaient en quatrième position, et qu'à la fin du troisième concert il était déjà 2H30 et que les routes de Corrèze sont bien longues lorsqu'on est si fatigué...

Deux rendez-vous manqués avec un groupe dont je n'avais jamais entendu la musique... De quoi exciter ma curiosité.

J'ai donc fini par acheter l'album, et une chose est certaine : la prochaine fois, je serai là, dans les premiers rangs, prêt à prendre ma dose de Modeselektor live.

A quoi ça ressemble ? Une musique synthétique à souhait, riche, un son varié, beaucoup d'humour, d'invention... Si vous avez aimé Vitalic, achetez Modeselektor les yeux fermés. Moins rock, mais dans la veine "musique intelligente faite avec des machines".

16.11.05

Bumcello, confirmation d'une intuition


On le savait : Cyril Atef transforme en groove tout ce qu'il touche, et en show tout ce qu'il fait sur une scène. On avait vu ça avec M, avec DJ Shalom, mais aussi plusieurs fois dans des configurations jazz... Bref, on est fans.
On le savait aussi : Vincent Segal assure, et avec lui le violoncelle change de dimension.
Restait à les voir ensemble au sein de leur projet Bumcello. C'est chose faite : ils jouaient à la Maroquinerie le vendredi 11 novembre.
Première originalité : concert non-fumeur (bravo !)
Seconde originalité : plein d'enfants dans la salle, le concert commence à 19 heures... Jouant 4 jours à la Maroquinerie, les Bumcello ont eu cette très bonne idée de réserver une soirée aux enfants. Si j'avais su, j'aurais emmené mes filles.
Troisième originalité : une brève apparition de Mathieu Chedid. Pas très original en l'occurence, vu les liens entre tous ces musiciens. Mais ça fait toujours plaisir de voir un si bon guitariste.

Et pour finir un petit conseil : si à la sortie du concert le resto de la Maroquinerie est blindé, descendez la rue de Ménilmontant 200 ou 300 mètres, tournez à gauche, et découvrez le "Rez de Chaussée". C'est un resto sympa et délicieux. Note maxi à la tartiflette !

10.11.05

Rassuré mais perplexe sur le cas NoJazz

Ouf ! On a craint le pire, mais nous voilà rassurés depuis le 8 novembre : sur la scène de la Cigale, NoJazz a une fois de plus mis le feu à la salle.

Pourquoi donc un groupe si monstrueux sur scène fait-il des albums si anodins ? (bon, bon, d'accord, avant de balancer de grands mots, il faut que je le réécoute. Promis, si je change d'avis je ferai amende honorable).

A mon avis la différence tient en un mot : transpiration.

Quand le son est un peu sale, que les grooves sont bien lourds et que DJ Mike fait passer ses scratches devant, la magie NoJazz est bien là, les solos s'enchaînent, et on est tous prêts pour le Boogaloo.

Quand un producteur passe par là, nettoie toutes les aspérités et essaye de concocter un NoJazz propre pour les radios, on s'emmerde un peu...

Bref, NoJazz est un groupe qui doit sentir un peu la sueur et la chaleur humaine. Rien d'étonnant à ça... Déjà, le mot "Funk" signifiait "transpiration" (+ connotation sexuelle)... Et c'est vrai que le plaisir que j'ai à regarder jouer NoJazz est très funky. Le rapport est évident.

La preuve que j'ai raison : les morceaux du nouvel album, sur scène, ils sont excellents ! Conclusion : Vivement un double album live de NoJazz !

Au passage, un big up pour le brass band Zéphyrologie, en première partie dont j'avais entendu parler mais que je voyais pour la première fois. Une pêche d'enfer ! (un autre groupe pour lequel je crains qu'une version disque soit forcément moins parlante que la scène).

1.11.05

No Jazz No no no!


Quelle déception ! On ne trouve pas le nouveau disque de NoJazz à la Fnac de Limoges. Flambant neuf, rempli de monde pour l'un de ses premiers samedis, le magasin est encore largement en cours d'installation. Tout a l'air en ordre, mais dès qu'on se met à chercher un disque, c'est la bérézina... A noter tout de même le personnel très sympa qui fait ce qu'il peut pour aider.

Résultat : avantage à Anecdotes, le bon vieux disquaire, où on a acheté en plus le dernier Depeche Mode (pas mal du tout), et où le personnel est au moins aussi sympa.

Mais revenons à la déception. La FNAC on s'en fout. La vraie déception, c'est l'album de NoJazz : de la soupe insipide, vaguement latino par-ci, un peu jazzy par là, et en fin d'album on nous refile l'agaçant single réalisé avec Nougaro qui pesait déjà sur l'album précédent.

Résultat des courses : NoJazz, l'un de mes groupes favoris en concert, sort un troisième album déçevant. Le premier était plat, le second était un remix du premier sans une idée nouvelle (enfin, l'avantage est qu'on avait tout de même un peu de NoJazz pas trop mall groové à écouter chez soi), et le troisième... hum, bon.

Que dire ? D'abord que j'irai quand même les voir à la Cigale la semaine prochaine. Ensuite que j'essayerai de réécouter "la chose", histoire de voir si je n'ai pas fait erreur. riginal...

De la soupe, je dis. Jusqu'à nouvel ordre, de la soupe je pense. Quand on aime, on ne dit pas "bof". On râle !