27.9.05

Jamiro-quoi de neuf ?


Vendredi soir à Bercy, concert de Jamiroquai.
Salle comble. Enfumée à souhait.
J'attendais ce concert depuis longtemps, j'aime bien la musique qu'il fait, je me disais qu'il devait être excellent sur scène. Rien à dire, c'est excellent : les musiciens sont excellent, Jamiroquai commet un sans faute, il saute dans tous les sens, il reprend tous ses tubes, et en plus le jeu de lumières est de toute beauté. Un grand spectacle, très réussi.
Et pourtant.
Et pourtant, aucune émotion, rien ne passe. Est-ce mon humeur de ce jour-là ? Le public semblait plutôt content, mais moi je n'ai pas ressenti grand chose... Un peu le même décalage que j'avais connu un an plus tôt au concert de Sinclair à la Villette... public en délire, et moi bof bof.

Si j'avais le choix, dans le même genre de musique, je retournerais voir Kool and the Gang plutôt que Jamiroquai. Au moins, il y avait une âme et de la subtilité. Tout n'était pas joué à fond, à l'unisson...

20.9.05

En train avec Jamie Lidell



Hier je reparlais de Jazz à Vienne... Le soir où nous étions dans les arênes, occupés à prendre notre overdose de musique, Jamie Lidell jouait dans un autre lieu de la ville. On n'en avait jamais entendu parler... D'après le programme, ça avait l'air pas mal du tout. Fin du premier épisode.

Le lendemain matin, lors de reprendre notre train pour rentrer à Lyon puis à Paris, on remarquait sur le quai un grand type, habillé très classe, qui discutait en anglais avec un jeune français qui semblait être un de ses fans... Aude a tout de suite pensé que c'était Jamie Lidell, je ne sais pas comment elle fait. Fin du second épisode.

Ce n'est que quelques jours plus tard que je l'ai reconnu, en voyant sa photo en couverture de "The Wire". Puis plus rien sur Jamie Lidell.

Jusqu'à ce mois de septembre (eh oui, la vie est un feuilleton !), où lors d'un passage à la FNAC je tombe par hasard sur son dernier disque en écoute.
J'écoute
J'appelle Aude
Elle écoute
Je lui reprends le casque
Je réécoute
Et hop ! Une révélation de plus.

Cet album, c'est du funk-soul, quelque part entre Prince et Jamiroquai, avec en plus l'originalité qui commence à faire défaut à ces deux-là. Montages sonores, rythmes groovy, une très belle voix.... Il ne reste plus qu'à attendre le prochain passage de Jamie Lidell dans nos contrées. Son site web : http://www.jamielidell.com/

En attendant, vendredi prochain, on va voir Jamiroquai à Bercy (la première fois depuis des années que je mets les pieds dans un gros concert comme ça...)

Bonus : voici une photo prise dans le train Lyon-Vienne, document unique sur le "jour J de l'électro".

J'y étais

J'ai déjà raconté sur mon autre blog la soirée électro extraordinaire offerte par le festival Jazz à Vienne en juillet dernier... Parmi les invités, Laurent de Wilde + Organics... Laurent a mis sur son site quelques photos de l'événement. Si vous écarquillez bien les yeux, je suis là, sur les gradins, au troisième rang, vers le milieu.
Je ne prends plus de photos pendant les concerts, il paraît que ça nuit aux artistes... Et même si ça n'est pas le cas, ça rend nerveux les vigiles. Très nerveux, même...

Promis, je ne parle plus de L2W jusqu'au 1 octobre.

19.9.05

The Art of Digital Music


Un livre original et très intéréssant : The Art of Digital Music est essentiellement un recueil de 56 interviews de musiciens de tous horizons, qui parlent de l'impact de la technologie sur leur manière de faire de la musique.
On y trouve des précurseurs, comme Herbie Hancock ou Steve Reich, des anciens comme Nile Rogers (membre du groupe Chic et génial producteur) ou Alan Parsons (ingénieur du son de Pink Floyd pour Dark Side of the Moon, et auteur du fameux "Alan Parsons Project"), mais aussi des créateurs de technologies, comme David Zicarelli (qui a créé Max, le logiciel de référence en matière de composition), Dave Smith (inventeur de la norme Midi) ou Robert Henke (musicien de talent et co-créateur du logiciel Ableton Live, qui a bousculé l'univers un peu ronronnant de l'informatique musicale ces dernières années), et même Ikutaro Kakehashi (fondateur de la firme Roland), sans compter plein d'artistes que je ne connaissais pas et que j'ai maintenant très envie d'écouter.

Les interviews sont courtes (une double page) et denses, les points de vue très variés, et l'ouvrage au final très stimulant, accompagné d'un CD rempli de morceaux, images, animations, boucles de sons destinés à illustrer le propos...

17.9.05

Fillet of Soul


Je vous ai déjà parlé de Laurent de Wilde ? Oui, hein.
Eh bien je suis allé l'écouter hier soir, au Sunset.
Il jouait au sein de Fillet of Soul. Un groupe dont j'avais déjà vu le nom, mais jamais écouté... "Si L2W joue avec eux, ça doit être bien", me suis-je dit, après avoir hésité un instant, car Captain Mercier jouait à la même heure dans la boutique à côté, au Baiser Salé.
Captain Mercier, ce sera pour la prochaine fois, et je ne regrette pas mon choix :

1 - Fillet of Soul, c'est de la balle
2 - L2W en pleine forme, c'est toujours un grand plaisir
3 - Et les autres musiciens sur scène n'étaient pas mal non plus...

Le pitch :

Vendredi 16 septembre à 22h00 - entrée 22€ FILLET OF SOUL
by TASSEL & NATUREL

featuring Laurent de WILDE Laurent de WILDE - Fender Rhodes ; Christian BRUN - guitare ; Daniel ROMEO - basse ; Dré PALLEMAERTS - batterie ; Guillaume NATUREL - saxophone ; Dj REG - machines ; Alexandre TASSEL - trompette, bugle
Produit et dirigé par Dj Cam, Tassel & Naturel est un combo réunissant des musiciens familiers de la scéne jazz s'exprimant aussi bien au côté des fréres Belmondo, Olivier Temime, Pierrick Pedron que Laurent de Wilde ou Cam... Ce répertoire longuement rodé en club donne un nouveau visage de l'electro jazz avec une vision trés acoustique de la chose.


Je ne sais pas si c'est un
nouveau visage de l'électro
, mais ça fait du bien d'entendre ça... Du coup j'ai acheté l'album, et je vous le recommande chaudement !

14.9.05

French Touch, le livre

French Touch
Un petit bouquin vient de sortir, "French Touch : Des raves aux supermarchés, l'histoire d'une épopée électro".

La French Touch, tout le monde en parle, reste à savoir de quoi il s'agit. Le livre de Stéphane Jourdain se place sur le mode historique et anecdotique. Il raconte, soirée après soirée, comment s'est créé le style French Touch, comment se sont rencontrés les acteurs de cette aventure (Daft Punk, Cassius, Air, Dimitri from Paris, souvent amis d'enfance), et comment ils sont passés de l'underground au succès planétaire, avant de se retrouver tous réunis (enfin presque, puisque l'absence de Laurent Garnier comme des Daft Punk à cette occasion a fait couler beaucoup d'encre) sous les ors de la République le 17 février 2005, pour la citation à l'Ordre National des Arts et des Lettres de Philippe Zdar (Cassius), Air et Dimitri from Paris par Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture.

Un livre vivant, bien documenté, bien raconté, un peu superficiel pour ceux qui aimeraient en savoir plus sur le processus de création (mais ce n'est pas une thèse de musicologie), un peu répétitif (mais ce n'est pas la faute de l'auteur si on retrouve les mêmes dans tous les bons plans), et au final assez instructif.

Au passage, si vous ne croyez pas que la French Touch est une institution, allez lire l'article qui lui est consacré sur le site du Ministère des affaires étrangères


Et pour une autre critique du bouquin, ou plutôt une critique de l'apport artistique de la French Touch(plutôt négative mais intéressante), un article sur le site M la musique

13.9.05

J'M bien DJ Shalom

Vous connaissez DJ Shalom ? Il fait partie de la bande à M (Mathieu Chédid), de la bande à Julien Lourau, et de plein d'autres projets... Bref, c'est un garçon très actif. Et lorsqu'il réunit sa bande à lui, le résultat est vraiment pas mal du tout. On a pu s'en aperçevoir au Trabendo vendredi dernier, dans le cadre de Jazz à la Villette.

Un concert sans jazz ni java, à l'énergie pure, à base de basses saturées, de sons très rocks, de machines synthétiques à souhait, passant du punk rock à l'électro, avec des emprunts très funk ou dance.

A ses côtés, Caroline, chanteuse infantile et décadente qui minaude avec innocence ses "Yes professeur ! It's so exciting !" avant de s'installer studieusement devant les machines et de martyriser l'arpégiateur d'un air absorbé.

A ses côtés également, le batteur Cyril Atef (toujours excellent), le guitariste Sébastien Martel, et le violoncelliste Vincent Ségal aux cent pédales d'effets.

DJ Shalom, quant à lui, passe de la basse aux platines, chante parfois, et dirige tout ça avec humour et distance. Sur la fin, bonus, Mathieu Chédid vient faire un petit solo de guitare excellent. Un peu avant, un autre guest à la basse, dont j'ai oublié le nom, avec un groove impressionnant.

Encore, professeur !

12.9.05

Electrochoc à la Villette (Laurent Garnier live)


Samedi soir à la Cité de la Musique, dans le cadre du festival Jazz à la Villette, Laurent Garnier était accompagné de Bugge Wesseltoft (claviers + machines) et de Philippe Nadaud (saxophones)... Le même groupe que j'avais vu cet été dans les arènes de Vienne, lors d'une soirée mémorable (Laurent de Wilde/Organics, Medeski Martin and Wood, Nils Petter Molvaer, Garnier + Wesseltoft... Voir le post "orgie romaine" de mon autre blog...).

Laurent Garnier, impeccable, enthousiaste, souriant, groovant, de bon goût, mettant le feu à une salle transformée en dancefloor (même si les gradins étaient plein de gens assis dont je me demande ce qu'ils foutaient là...).

Philippe Nadaud, un gros son, une puissance physique étonnante, et pourtant discret, économe, comme s'il s'abstenait de jouer, sauf lorsqu'il se lance dans un de ses solos très particuliers, déstructurés, orageux, très personnels

Bugge, l'un de mes musiciens préférés, en pleine forme, sautillant, s'agitant au dessus de ses machines, s'amusant comme un gamin. J'aurais aimé l'entendre plus, mais bon, c'est Laurent le chef, et Laurent, il sait ce qu'il veut... J'attends avec impatience que Bugge repasse avec son groupe à Paris.

Et moi ? Au premier rang, accroché à la scène, dansant sans interruption de 23 heures à 2 heures du matin. Un grand moment de bonheur, vraiment. Chapeau à Laurent Garnier, un très grand musicien.


Un grand musicien, mais pas seulement : cet été j'ai lu son livre "Electrochoc", dans lequel il raconte sa carrière. C'est un livre passionnant et très bien écrit (en collaboration avec un journaliste), une référence qui se lit comme un roman... Je le recommande chaudement à tous ceux qui veulent en savoir plus sur les musiques électroniques de ces vingt dernières années.

En bonus (la grande classe !), on trouve sur le site www.pedrobroadcast.com (rubrique Electrochoc), la playlist livre, pour écouter tous les morceaux (classés par chapitre) dont il est question à longueur d'ouvrage.

Merci monsieur Garnier.

8.9.05

Technopol

Aujourd'hui, c'est le début à Paris des "Rendez-vous électroniques", organisés par l'association Technopol, tout comme la techoparade, qui part de la Bastille cette année, samedi 10 septembre à midi.

Les rendez-vous électroniques, ce sont des concerts, mais aussi des débats, et même des formations. Si vous avez envie d'en savoir plus, consultez la programmation des rendez-vous électroniques

Je suis adhérent de Technopol. J'ai adhéré il y a deux ans déjà. Cela ne sert pas à grand chose, je reçois un email de temps à autre, et j'ai assisté une fois à l'assemblée générale, où parlaient des tas de gens qui se connaissaient déjà depuis longtemps. Impression d'un petit milieu dynamique, avec ses petites histoires et ses personnalités... Des projets excitants, en tout cas.

J'ai écrit par la suite pour demander comment participer, pas de réponse... Je devrais recommencer. Historiquement, Technopol a été créé pour défendre les organisateurs de soirées face aux pouvoirs publics (et dans ce domaine, il reste pas mal de boulot), mais ils s'intéressent de plus en plus à la scène électronique en général : musiciens, DJ, labels. Participer à Technopol, pour moi, ce serait un moyen de comprendre un peu mieux tout ce qui se passe en ce moment en matière de musique.

Pour commencer, je n'ai pas payé ma cotisation cette année... Personne ne m'a rien demandé.

7.9.05

Si le père noël existait


Si le père Noël existait, ses premiers clients seraient les musiciens électro. A chaque fois qu'on découvre une nouvelle machine, on rêve de l'essayer.
Ces temps-ci, je fantasme sur les contrôleurs midi. J'en ai déjà un très bien, mais j'en cherche un plus petit, pour la scène.
Et puis au détour de mes recherches, je tombe sur le Bitstream 3X.
Il n'est pas petit du tout et ce n'est pas ce que je cherche. Mais je me connais, je vais revenir un grand nombre de fois sur cette page web, pour lire et relire les spécifications du bijou.

Un aperçu du genre de littérature ? Le voici :
35 knobs - 8 sliders - 16 buttons
Dual axis analog joystick
Infrared controller
Cross-fader
Endless encoder
Footswitch input
7 curve models per control
(lin, inv lin, log, inv log, random, users 0 & 1)
Sync-24 output
Expansion port
Built-in programmable LFO
Built-in enhanced arpeggiator
Built-in 8 tracks motion sampler
MIDI IN / THRU / OUT 1 / OUT 2
USB compatible
Transport functions
Fully programmable
Large graphic display (with backlight)
Dedicated configuration software
100 snapshot scenes
21 fully programmable groups
Jump-less potentiometer mode
Built-in MIDI merger & filter
4U metalic enclosure
(optional rack ears)
and much more ...


Wouaouh ! Avec un tel machin sous les doigts, je serais le maître du Monde. Je n'aurai plus aucun souci ! Je n'aurai que des amis, et j'aurais plein d'argent, de gloire, de talent et de bonheur. Le tout pour seulement... 459 Euros (oui je sais, je sais).

Le père Noël des musiciens électro a une très très grande hotte ! Et nous sommes de grands enfants...

Laurent de Wilde, le maître


Pour commencer, il faut connaître Laurent de Wilde.
C'est un musicien versatile, modeste, génial, surprenant, attachant. A ne pas manquer s'il passe sur scène près de chez vous. Et le logo de son groupe "Organics", il ne vous plait pas ? Bientôt on pourra acheter en ligne le T-shirt.

Je vais voir Laurent de Wilde (revoir pour la 10ème fois, plutôt) le 1 octobre prochain, dans une nouvelle expérimentation : lui au piano et un type sur ordinateur qui traitera les sons issus du piano.

Un truc que j'aime chez lui, c'est la variété de ses concerts : je l'ai vu jouer du bebop classique avec Eddie Henderson, des morceaux électro, avec son groupe, puis avec Organics, je l'ai vu improviser totalement avec un DJ et Julien Loureau, je l'ai aussi vu en duo avec l'organiste Emmanuel Bex, dans des clubs, dans des arênes (ah ! Jazz à Vienne), de près, de loin (plutôt de près, pour voir de près comment il joue), le soir, la journée... A chaque fois, il s'en tire avec classe, brio et bon goût. J'ai même lu son excellent bouquin sur Thelonious Monk !
Hum, j'arrête. Donc : Je suis un fan de Laurent de Wilde.

Lanquarem Lounge, NuJazz Groove Funk House music and Electro >Home

Lanquarem Lounge, NuJazz Groove Funk House music and Electro >Home
Pour commencer, me voici : Lanquarem.
Je suis musicien, je fais du jazz électro. Enfin... De moins en moins de jazz, et de plus en plus de la musique synthétique tendance dance.

ambiomusic.com

Qu'est-ce qu'ambiomusic.com ? Je n'en sais rien.
Cette adresse est celle de la revue Musicrun, qui a cessé de paraître au printemps 2005. J'écrivais dedans depuis quelques mois.
C'est sur cette fin de collaboration que je décide de démarrer un blog sur la musique électronique.