
Samedi soir à la Cité de la Musique, dans le cadre du festival Jazz à la Villette, Laurent Garnier était accompagné de Bugge Wesseltoft (claviers + machines) et de Philippe Nadaud (saxophones)... Le même groupe que j'avais vu cet été dans les arènes de Vienne, lors d'une soirée mémorable (Laurent de Wilde/Organics, Medeski Martin and Wood, Nils Petter Molvaer, Garnier + Wesseltoft... Voir le post
"orgie romaine" de mon autre blog...).
Laurent Garnier, impeccable, enthousiaste, souriant, groovant, de bon goût, mettant le feu à une salle transformée en dancefloor (même si les gradins étaient plein de gens assis dont je me demande ce qu'ils foutaient là...).
Philippe Nadaud, un gros son, une puissance physique étonnante, et pourtant discret, économe, comme s'il s'abstenait de jouer, sauf lorsqu'il se lance dans un de ses solos très particuliers, déstructurés, orageux, très personnels
Bugge, l'un de mes musiciens préférés, en pleine forme, sautillant, s'agitant au dessus de ses machines, s'amusant comme un gamin. J'aurais aimé l'entendre plus, mais bon, c'est Laurent le chef, et Laurent, il sait ce qu'il veut... J'attends avec impatience que Bugge repasse avec son groupe à Paris.
Et moi ? Au premier rang, accroché à la scène, dansant sans interruption de 23 heures à 2 heures du matin. Un grand moment de bonheur, vraiment. Chapeau à Laurent Garnier, un très grand musicien.
Un grand musicien, mais pas seulement : cet été j'ai lu son livre "Electrochoc", dans lequel il raconte sa carrière. C'est un livre passionnant et très bien écrit (en collaboration avec un journaliste), une référence qui se lit comme un roman... Je le recommande chaudement à tous ceux qui veulent en savoir plus sur les musiques électroniques de ces vingt dernières années.
En bonus (la grande classe !), on trouve sur le site www.pedrobroadcast.com (rubrique Electrochoc), la playlist livre, pour écouter tous les morceaux (classés par chapitre) dont il est question à longueur d'ouvrage.
Merci monsieur Garnier.